Apaise toi, apprends des arbres…

Extrait d’un poème de Robert MARTEAU.

Les arbres une source d’inspiration.

Emprunter un chemin, se faufiler entre les arbres, marcher, écouter, observer et ressentir.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai découvert qu’une balade en forêt, que s’adosser à un arbre, que porter son regard vers le haut, vers la cime des arbres, vers le ciel. Apaise, régénère, remplis de force et de stabilité. Tout simplement, se trouver au milieu des arbres fait du bien. Dans un premier temps cela ne s’explique pas, cela se ressent, cela s’expérimente.

Ce qui nous relie aux arbres

L’arbre est symbole de verticalité, de cycle de vie et d’immobilité.

On compare facilement Homme et arbre. En effet, tout comme nous l’arbre se place verticalement entre terre et ciel. Ces racines plongent dans le sol pour y puiser force et nourriture, tout comme nous devons puiser nos forces dans le monde matériel (par exemple nourriture, air). Ces branches s’élèvent vers le ciel vers l’infini et expriment notre besoin d’élévation vers des dimensions plus subtiles et spirituelles.
L’arbre est soumis aux saisons tout comme nous sommes soumis aux aléas de la vie. Les arbres, en particulier les feuillus, nous démontrent que la vie est faite de cycles morts, régénérescences.
L’arbre est immobile, témoin du temps qui passe : il nous invite à prendre du recul,
à être patient. Toutefois, il faut également noter que cette immobilité n’est qu’apparence. En effet, il se passe mille et une choses au sein d’un arbre. Il en est de même dans notre corps, ou encore dans notre vie. Par exemple : lorsqu’ une situation est bloquée, il peut y avoir de façon sous-jacente, l’accumulation d’une multitude de petites actions qui permettrons une issue.
D’autre part, l’arbre peut agir comme un miroir. En mettant en relation trois niveaux de l’univers : le niveau souterrain (racines), la surface de la terre (tronc et premières branches), le ciel (cime, branches supérieures).
Par ce biais, les arbres nous permettent d’entrer en lien avec notre propre nature, avec la Nature, avec ce qui est plus grand que nous.

kurma yoga
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Des mots qui nous parle des arbres

Extrait d’un poème

Apaise-toi, apprends des arbres ce que sont les hommes,
Ce qu’est aspirer à la lumière.
Et verticalement croître en sagesse comme en vigueur ;
d’eux apprends la vertu
et comment, patiemment, porter la couleur verte aux nues.
Et d’eux encore apprends à dompter le soleil,
l’obligeant chaque année à clore son trajet dans la matière qui l’a enfanté.
Des arbres
Apprends ce qu’est la forêt et ce qu’est la porte qui donne sur l’inconnu,
ou l’égaré trouve à qui parler car c’est le lieu du mystère…

Robert Marteau. « Ecriture, Septembre 2022 »

Arbre et Yoga

« Placer le pied droit contre la racine de la cuisse gauche et se tenir debout sur l’autre pied, tel un arbre en terre. Cela est connu comme Vrikshâsana, la posture de l’arbre ». Gheranda Samhitâ, chapitre III, verset 36.


Vivre la posture de l’arbre nous amène à découvrir notre verticalité, et nous conduit vers la stabilité et l’immobilité.
Le yoga nous propose, également à travers des méditations guidées, à devenir un arbre. Ainsi, nous prenons conscience des liens qui nous unissent aux arbres et des parallèles qu’il est possible de faire. Par exemple : les racines et les plantes des pieds, la sève et le sang, l’urine et les autres fluides, ou encore l’absorption du gaz carbonique et la respiration. Être un arbre nous amène également à réfléchir à notre relation à la terre, à l’air, à l’eau et à l’espace…Et ainsi, à re.définir notre place dans l’univers.

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